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T-Bone walker Son style est défini dès 1942 sur les enregistrements de  "Mean Old World", et "I Got a Break" avec le pianiste Freddie Slack. On peut y entendre quelques-uns des premiers solos de guitare électrique du blues. D'autres, comme Junior Barnard, l'avaient précédé sur cet instrument dans le groupe de western swing de Bob Wills, ou Les Paul et Charlie Christian dans le domaine du jazz.

Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T-Bone Walker fut rapidement influencé par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T Bone avait l'habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l'assistance. C'était le début de ses talents de showman qui allaient faire de lui un bluesman doublé d'un entertainer...Né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas.

A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. Au lycée il joua dans un groupe de 16 musiciens. Pour pouvoir être entendu parmi tous les instruments il choisit le banjo, celui ci ayant un volume sonore plus élevé que celui de la guitare. Il quitta ce groupe lorsque ce dernier prit la route, ne voulant laisser sa mère qui depuis était sans mari. Le guitariste de jazz Charlie Christian l'y remplaça.

1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d'amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s'en ressentit grandement, son style étant plus proche d'un guitariste jazz que de celui d'un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux "Witchita Falls" et "Trinity River Blues" sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d'après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d'alcool.

Début 1934 il joua avec un quartet au Gem Hotel à Fort Worth. C'est là qu'il rencontra sa future femme Vida Lee. N'ayant que peu d'argent il quitta le Texas pour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l'un des premiers guitaristes à utiliser l'amplification électrique vers les années 1935 - 1936. Son succès de guitariste électrique et de showman fut rapide et il fut rapidement gratifié de salaires bien meilleur qu'au Texas.

 


En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing de Les Hite's Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra "T-Bone Blues" qui eut un tel succès qu'en 1941 il forma son propre groupe. Il créa entre autres le célèbre "Call It Stormy Monday" qu'il enregistra pour le label Black & White. On retrouve dans ce titre la voix suave de Walker et le tempo lent empreint de sensualité, caractéristiques de son style.

Toujours élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une série de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Puis il signa avec le label Atlantic. C'est pendant cette période, de 1955 à 1957 qu'il enregistra les plus beaux titres de sa carrière, avec parfois Junior Wells ou Jimmy Rogers.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en 1962 grace à John Lee Hooker. Son jeu de guitare incisif et créatif, son jeu de scène inhabituel (il jouait la guitare dans le dos, faisait le grand écart), lui valut les applaudissements du public européen.

Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats Unis, abusant des plaisirs de la vie, l'alcool en tête. Cela lui valut de graves problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l'hopital il bénéficia d'un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie.

On retiendra de lui son style de blues très jazzy, aux sons très chauds le plaçant plus dans le style des grands orchestres de jazz que de celui du blues band habituel. Son jeu et son "son" marqua nombre de musiciens, même le grand B.B. King. En 1974 il arrêta d'enregistrer.

T-BONE décède d'une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.



SELECTION D'ENREGISTREMENTS

Singles for Columbia Records; as Oak Cliff T-Bone
"Trinity River Blues," 1929.
"Witchita Falls Blues," 1929.

LPs; with Jimmy Witherspoon
T-Bone Blues, Atlantic, 1956.
The Truth, Brunswick, 1968.
T-Bone Walker: Classics of Modern Blues, Blue Note, 1976.
T-Bone Jumps Again, tic, 1956.
Evenin’ Blues, Prestige, 1988.

Sources Books
The Guitar Player Book, editors of Guitar Player, Grove Press, Inc., 1979.
Guralnick, Peter, The Listener’s Guide to the Blues, Facts on File, 1982.
Harris, Sheldon, Blues Who’s Who, Da Capo, 1979.
Kozlnn, Allan, Pete Welding, Dan Forte, and Gene Santoro, The Guitar—The History The Music The Players, Quill, 1984.
Miller, Jim, editor, The Rolling Stone Illustrated History of Rock & Roll, Random House/Rolling Stone Press, 1976.

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