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Phil Woods est né à Springfield ,Massassuchets en 1931 ,il a
la réputation d’être le meilleur saxo alto depuis ,Charlie Parker (même si certains n’ont vu en lui qu’un Sonny Stitt blanc) .Ce grand musicien de Jazz possède la
passion ,la fougue ,l’amour de jouer et une parfaite maîtrise technique de son instrument.
Ce sera grâce à Charlie Parker que le jeune Phil Woods se consacrera au Jazz. Il passe de jam-session en Jam-club et démontre ainsi très vite son immense talent ,puis il décide de partir pour New-York la Mecque du Jazz .Il rencontrera Lennie Tristano ,puis George Wallington dans l’orchestre duquel il remplacera Jackie McLean. Ensuite il travaille à fond avec Dizzy Gillespie pendant quelques mois ,puis, décide de former son propre orchestre avec Gene Quill également un virtuose du saxo alto.
Malheureusement le Phil & Quill Quintet ne durera que quelques mois ,et Woods devra alors commencer une autre carrière solo.
Sideman du big band de Quincy Jones vers la fin des années 50,puis ,en 1962 de Benny Goodman avec lequel il partira en tournée en URSS…à son retour,Phil Woods retrouve Gillespie ,avant de se consacrer presqu’exclusivement à la télévision. Mais le Jazz le tenait …il retourne dans l’arène sans attendre ,avec George Russell entre autres,puis Thelonious Monk.Après un séjour à Paris et à Londres ,il revient en 1972 aux USA.
Si Phil Woods fut marqué très tôt par la musique de Charlie Parker ,il évita de s’y enliser…Phil jouait de l’alto …et avait épousé Chan la seconde femme de Bird…les conditions étaient réunies pout être enfermé dans le souvenir du grand Parker..malgré cela sa qualité de musicien ,sa créativité lui permirent de se démarquer .
Un sentiment ..quand même lorsque l’on écoute son œuvre…bien que son parkérisme soit rayonnant et que son chemin soit tracé si clairement ,Phil Woods semble tout se permettre ,en particulier lorsque l’on écoute ‘further defintions’ avec benny Carter ou bien encore ses compositions comme ‘Pieces for alto & piano’ ou ‘three improvisations’..
Jackie McLean est né à New-York en 1932 ,il est un des
saxophonistes des plus originaux influencés par le style de Charlie Parker .Son père était guitariste
professionnel et jouait dans l’orchestre de Tiny Bradshaw ,il est encore adolescent quand il commence a fréquenter les clubs de New-York vers la fin des
années 40 .
Après avoir travaillé périodiquement avec Sonny Rollins ,Kenny Drew et George wallington ,il se fait remarquer dans les années 50 avec cecil Taylor ,puis avec d’autres musiciens brillants qui cherchent à se débarasser des shémas propres au Bop ,notamment les improvisations fondées sur les accords de transition. Son engagement dans l’orchestre de Charlie Mingus ,avec lequel il enregistrera 2 des œuvres majeures du contrebassiste ,’Pithecanthropus Erectus’ et ‘Blues & roots’ ,sera décisif…pendant ces années là l’atelier-workshop de Mingus est un foyer avant-gardiste bouillonnant d’idées .C’est grâce à sa collaboration avec Charlie Mingus et ensuite son travail avec Art Blakey & les jazz messengers en 56 et 57 ,que jackie McLean devient un saxo de premier plan. De plus , à l’inverse de plusieurs de ses collègues ,le musicien aura l’intelligence de ne pas se présenter comme le digne successeur de Bird qui venait de décéder .
Son style est tout à fait original ,fondé sur une sonorité rude et souple et avec un timbre peu éloigné du saxo ténor .Son jeu ,comme celui de Parker repose sur des lignes presque toujours mélodiques avec un grand sens du rythme.
Au début des années 60 ,sa musique est assez sombre ,ce qui lui donne une attirance particulière .Notamment les albums ‘destination out’ ,’one step beyond’ ,ou ‘swing ,swang ,swingin’’…
Il est sûr qu’à cette époque McLean représente une alternative moderne à un free-jazz souvent chaotique .Il mélange avec naturel des éléments de l’esthétique d’Ornette Coleman à une sonorité dotée d’une articulation Bop .
Ala fin des années 60 ,pour des raisons qui ne sont toujours pas claires (mais probablement liées à une cure de désintoxication) ,il quitte la scène Jazz pour se consacrer à l’enseignement . Il reviendra au milieu de la décennie suivante …mais ne fut pas très convaincant , beaucoup d’albums sortirent sur le marché ,mais sa musique n’avait plus la rudesse spontanée qui avait contribuée au succès du saxophoniste …
Gardons donc de Jackie McLean le souvenir du superbe jazzman des années 50 et 60..ces supers années lui permirent de se situer dans la grande lignée des saxophonistes parkérien ayant su transcender le message de Bird avec des clins d’œil à la west coast et un enthousiasme ,une générosité digne d’Ornette Coleman.
Jackie McLean Discographie
Lights Out (Prestige, 1956)
4, 5 and 6 (Prestige, 1956)
Alto Madness (1957, Prestige, 1957)
Jackie’s Bag (Blue Note, 1959)
Capuchin Swing (Blue Note, 1960)
Bluesnik (Blue Note, 1961)
One Step Beyond (Blue Note, 1983)
Destination … Out! (Blue Note, 1963)
’Bout Soul (Blue Note, 1967)
The Meeting (Steeplechase, 1973)
It’s about Time (Blue Note, 1985)
Dynasty (Triloka, 1988)
Rites of Passage (Triloka, 1991)
Hat Trick (Blue Note, 1996)
Fire & Love (Blue Note, 1997
Jackie McLean Bibliographie
Atkins, R. and M. James: “Jackie McLean Discography,” Jazz Monthly, v/11 (1960)
Brown, R.: “Ah! Unh! Mr. Funk,” DownBeat, xlvi/16 (1979)
Case, B.: “Doctor Jackie & Mister Bop,” Melody Maker (10 Nov 1979)
D’Souza, J.: “Out of the Love: Jackie McLean: an Overview,” Coda, no.280 (1998)
Gitler, I.: “Jackie McLean,” DownBeat, xxx/25 (1963)
Gitler, I.: “Jackie McLean: Harvest Time,” DownBeat, lxiii/3 (1996)
James, M.: “Jackie McLean: an Introduction,” Jazz Monthly, v/10 (1959)
Jenkins, W.: “Jackie McLean: the Implacable Jackie Mac,” Jazz Times, xxvi/10 (1996)
Kaliss, J.: “Music: Jackie McLean: Jazz Survivor Blows into Town,” San Francisco Chronicle (22 Nov 1992)
Primack, B.: “Jackie McLean: Man with a Mission,” Jazz Times, xxi/5 (1991)
Spellman, A.B.: Four Lives in the Bebop Business (New York, 1966/R1970 as Black Music: Four Lives)
Whitehead, K.: “Back on Earth: Jackie McLean,” DownBeat, lvii/10 (1990)
Wilbraham, R.: Jackie McLean: a Discography with Biography (London, 1968)
Wilmer, V.: Jazz People (London, Indianapolis, and New York, 1970/R1985)
Jackie McLean Video
Jackie McLean on Mars (Rhapsody Films, 1980)