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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 11:07

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Johnny Winter nous a quitté pour le "Blues Heaven"...il a joué jusqu'au bout !
nonobstant les commentaires de certains , Johnny Winter a Toujours été un évènement ... sa sonorité , son phrasé de guitare et sa voix restent inimitables encore aujourd'hui ...et surtout .., Johnny même dans ses plus mauvais jours reste Johnny Winter ,et si quelques 'pains' rythmiques ou mélodiques apparaissent de temps en temps cela ne change rien à l'affaire le bluesman vous fait un clin d'oeil signifiant : ..'Time flies...but I'm still here with my axe..! .'

Son  nom est John Dawson Winter III. Il est né le 23 février 1944 à Beaumont dans l’État du Texas. Il commence à pratiquer la musique très jeune avec son frère Edgar. Tous les deux présentent la particularité d’être albinos. Il enregistre School Day Blues sur un label de Houston dès l'âge de 15 ans avec leur groupe Johnny and the Jammers. Au cours de la même période, il peut observer sur scène les grands noms du blues classique (Muddy Waters, B. B. King ou Bobby Blue Bland).

En 1968, Johnny lance un trio avec le bassiste Tommy Shannon (qui jouera plus tard avec Stevie Ray Vaughan) et le batteur Uncle John Turner (décédé en 2007). Un article dans le magazine Rolling Stone contribue au lancement du groupe. Les albums The Progressive Blues Experiment et Johnny Winter sortent en 1969. Il participe à de nombreux festivals de rock, en particulier à Woodstock.

En 1970, il enregistre le morceau classique du rock Rock and Roll, Hoochie Koo dans un groupe qui comprend Rick Derringer et Randy Jo Hobbs des McCoys... Mais, simultanément, le guitariste s'enfonce dans une profonde addiction à l'héroïne.

En 1973, après avoir lutté avec des problèmes de drogue, il effectue son retour avec Still Alive and Well.Les sessions se succèdent (Johnny Winter And, du nom de son éphémère groupe, incluant l'ancien McCoys Rick Derringer à la deuxième guitare, en octobre 1970, et Live Johnny Winter And en 1971).

L'album Still Alive And Well salue en 1973 sa guérison supposée, confirmée par Saints & Sinner et John Dawson Winter III (1974), Captured Live ! et Together : Edgar Winter And Johnny Winter Live (1976), et Nothing But the Blues (1977), enregistré avec les musiciens habituels de Muddy Waters.
La même année, Johnny Winter réalise un rêve de fan en produisant Hard Again, album de Muddy Waters.

 

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Alors qu'il enregistre pour son propre compte White, Hot And Blue, il persiste et signe avec son idole en 1978 (I'M Ready), puis en 1979 - Muddy Mississippi Waters Live - et, enfin, en 1980, avec l'ultime enregistrement du bluesman noir (King Bee). Ses productions lui vaudront l'hommage de deux Grammy Awards. Dans ses derniers jours, Muddy Waters surnommera Winter son fils adoptif.

De 1977 à 1980, il produit et participe à différents albums de Muddy Waters dont Hard Again et King Bee pour lesquels ils reçoivent plusieurs Grammy Awards. Il enregistre également son album Nothing But Blues avec des membres du groupe de Muddy Waters.

En 1988, il est introduit dans le Blues Hall of Fame.

Durant les années 2000, il publie des albums live The Bootlegs series, neuf albums sont parus à ce jour. Il s'agit de concerts des années 1970 et 1980.

En 2011 il enregistre son premier album depuis sept ans. Il se nomme Roots. Comme son nom l'indique J. Winter rend hommage aux bluesmen qui l'ont influencé. Les invités sont nombreux : Derek Trucks, Gregg Allman, Warren Haynes, Billy Gibbons...

Sa santé semble meilleure.Il a été en concert à Paris début juillet 2011, et la tournée continue pendant l'été et l'automne.

Le 7 avril 2013, un concert était prévu à l'Olympia (Paris) réunissant Johnny Winter et Alvin Lee pour la première fois depuis leur concert mythique le 27 février 1983 au Palladium (New York). Suite au décès d'Alvin Lee (6 mars 2013) un mois avant le concert, des grands noms de la guitare ont décidé de se réunir pour rendre un dernier hommage au bluesman. Ainsi, Johnny Winter était accompagné de son frère Edgar ainsi que de Tommy Emmanuel, Robben Ford et Johnny Gallagher.

Johnny WINTER est décédé le 16 Juillet 2014 à Zurich - Suisse ... RIP !

 

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Par JB - Publié dans : Biographies
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Vendredi 13 juin 2014 5 13 /06 /Juin /2014 10:03

T-Wilson.jpg Le pianiste Teddy Wilson a symbolisé la sobriété ,l’élégance ,la créativité et le swing durant les années 30 et 40…on peut aussi affirmer que sur le plan de la virtuosité ,il n’a eu qu’un seul maître Art Tatum . Teddy Wilson a fait figure d’avant-gardiste jusqu’à l’arrivée sur la scène de Thelonious Monk . Il a peu enregistré sous son nom ,par rapport à d’autres pianistes ….mais on ne compte plus ses participations aux séances des plus grands noms comme Billy Holiday ,Benny Goodman ,louis Armstrong ,Coleman Hawkins ,Art Blakey ou Charlie Parker …pour ne citer qu’eux .

Theodore Wilson est né le 24 Novembre 1912 à Austin, Texas .Très jeune, il démontre un penchant véritable pour la musique et ses parents l’encouragent .Il va d’abord jouer du violon, du hautbois, de la clarinette…pour ensuite choisir définitivement le piano.

Ses parents l’inscrivent à l’Institut de Tuskeege, Alabama (où la famille s’était installée) véritable bastion leader de la culture noire dans le Sud profond et dirigé par Booker T.Washington …puis ensuite Teddy perfectionnera ses connaissances musicales au Talladega College. Il découvre les 2 grands cornettistes des années 20 Louis Armstrong et Bix Beiderbecke, les immenses pianistes Earl Hines et Fats Waller…le thème « handful of keys » est le morceau préféré du jeune Teddy Wilson ,mais il est impressionné par contre par la technique de Earl Hines et se formera sous cette influence .


Wilson est alors pianiste dans l’orchestre du college , tient le violon le dimanche à l’église et joue du hautbois dans le Marching band de son quartier .Un jour qui fut décisif, fut celui où …à Detroit, il eut l’occasion d’écouter l’orchestre de Fletcher Henderson et les McKinney’s Cotton Pickers…il décida alors de devenir professionnel .

Après avoir joué dans diverses formations de Detroit, Teddy Wilson part pour Toledo, Ohio ., et chance extraordinaire ,il rencontre Art Tatum …le plus grand pianiste des années 30 ,lequel deviendra le mentor du jeune pianiste . Wilson disait  « …Tatum est l’homme le plus incroyablement doué que j’aie jamais rencontré, un miracle…nous étions vraiment amis et parfois il s’interrompait lorsqu’il jouait dans les différentes maisons de Toledo, pour me montrer le doigté de certains passages.. »..

Il débute sa carrière professionnelle en 1930 en entrant dans l’orchestre de Milton Senior qui se produit dans les clubs de la région. Quelques temps plus tard ,Wilson se rend à Chicago ,la nouvelle cité du Jazz …depuis que les musiciens ont déserté la Nouvelle-Orleanxs . dans cette ville et pendant 2 ans il travaille intensivement avec des musiciens de renom comme Jimmie Noone, Erskine Tate, Eddy Mallory et Louis Armstrong avec lequel il fera ses premiers enregistrements dont le fameux « Basin Street Blues »…grande époque de musique à l’état pur pour Wilson.

Les évènements vont alors s’enchainer rapidement .Pianiste dans la formation de Clarence Moore qui remplace l’orchestre de Earl Hines au Terrace Ballroom de Chicago et dont les concerts sont retransmis à la radio, Teddy Wilson est contacté par un producteur : John Hammond, très impressionné par la subtile créativité du jeune pianiste .Hammond va apporter le succès à Wilson..d’un côté il va lui faciliter l’entrée dans le nouvel ensemble dirigé par Benny carter les ‘Chocolates Dandies’ – ce qui lui permettra d’accompagner à New-York la grande chanteuse du blues ,Bessie Smith ,ainsi que Mildred Bailey .D’autre part ,il va lui permettre de participer à une séance en studio avec l’orchestre de Benny Goodman …C’est aussi à ce moment que Teddy Wilson rencontrera Irene une remarquable pianiste de swing qui ne sera pas sans influence sur le jeune homme .Elle a eu une importance décisive dans la formation du pianiste ,l’a forcé à travailler à fond la main gauche de telle sorte qu’il a pu jouer des passages en dixièmes.. !

1935, année fondamentale dans la carrière de Teddy Wilson, le 13 Juillet ,Benny Goodman l’engage dans le trio qu’il forme avec Gene Krupa à la batterie . sans aucun doute ,aussi bien dans le trio que dans le quartet qui suivra avec l’arrivée de Lionel Hampton au vibraphone ,Wilson est le pianiste qu’il faut .je citerais ses premiers enregistrements avec le combo c’est-à-dire « After you’ve gone » , « Body and Soul » , « Sweetheart »…la cohérence ,remarquablement fluide ,mélodique ,un swing aérien …Wilson sera classé meilleur pianiste pendant 3 années de suite .Le combo de Benny Goodman apparait comme un symbole de l’intégration raciale pour certains et pour d’autres américains ,une provocation . ce racisme est mis en évidence dans le film de Busby Berkeley « Hollywood Hotel »…il y en eut 2 versions, dans la première destinée aux public nordiste Teddy Wilson apparait bien …mais dans la seconde ,destinée au public sudiste ,le pianiste est remplacé par Jess Stacy.. !!

A partir de fin Juillet 1935 ,John Hammond permet à Wilson d’enregistrer en soliste . « Liza », « every now and then » et « Rosetta » furent les 3 premiers titres gravés…ils rendent respectivement hommage à Art Tatum ,James P.Johnson et Earl Hines…et hissent le jazzman au niveau des plus grands . D’ailleurs Earl Hines sera à son tour influencé par le style de Teddy Wilson. L’imagination ,son discours tranquille et mélodieux apporte au musicien une période faste .Les professionnels voient en lui un pianiste d’avant-garde car ,son jeu va influencer la plupart des instrumentistes qui vont connaitre leurs heures de gloire dans les années 40…qu’ils appartiennent ou non au mouvement Bop ,comme Bud Powell à ses débuts,Hank Jones ,Jimmy Rowles,Tommy Flanagan,Wynton Kelly…et d’autres encore.

Les séances de 1936 dirigées par Teddy Wilson pour ‘Brunswick et Vocalion’, sont marquées par le classicisme. Dans l’orchestre du pianiste ‘The Teddy Wilson Orchestra’ se succèderont les grands jazzmen des années 30 ,Buck Clayton, Jonah Jones, Ben Webster, lester Young, Johnny Hodges,Buster Bailey, John Kirby,Cozy Cole,et bien sûr …la chanteuse Billie Holiday .

En 1939 ,Teddy Wilson avait prouvé au monde du Jazz qu’il était un accompagnateur hors catégorie…et donc temps pour lui de former son Big Band .Il se produisit pour la première fois en Mai au ‘Famous door’ …avis unanime ,orchestre excellent, rigoureux et évite le spectaculaire ,cette formation avait Ben Webster ,Doc Cheatham ,Rudy Powell ,JC Heard , AL Hall à la basse, Al Casey (le meilleur guitariste de l’époque),Buster Harding (pianiste, arrangeur)…ils jouaient à 2 pianos quand Teddy ne dirigeait pas l’orchestre devant.

En 1940, Wilson travaille le piano de nouveau intensément et forme un sextet avec Bill Coleman, Jimmy Hamilton,benny Morton,Al Hall et Big Sid Catlett .Peu d’enregistrements de cette époque à cause d’une grève dans le milieu du disque .Les seuls témoignages sont les disques réalisés pour les forces militaires détachées en Europe et en Extrême-Orient ,qui montrent Teddy Wilson accompagnateur des chanteuses Lena Horne et Helen Ward.


A la fin de la guerre ,il est clair que le swing a vécu son âge d’or et que le bop ,bien qu’encore incompris du plus grand nombre, apparait à un groupe d’esthètes comme la musique de l’avenir ….Wilson ne restera pas en marge de cette évolution inévitable…au contraire ! La session du 6 Juin 1945 pour Comet ,à laquelle participent Dizzy Gillespie et Charlie Parker prouve que le pianiste n’était pas un nostalgique et montra qu’il pouvait jouer quasiment comme un bopper !

Il travaille un temps dans un orchestre avec wardell Gray, Billy Bauer, Arnold Fishkin et Mel Zelnick…puis se retire discrètement et entre dans l’équipe radiophonique de CBS avant d’enseigner à la’ Juilliard School’ à des étudiants qui sont déjà des professionnels.


En 1950 Teddy Wilson enregistre de nouveau pour Columbia en Trio et 2 ans plus tard ,il part en tournée en Scandinavie et en Angleterre …de retour aux USA ,il participe au film sur la vie de Benny Goodman..il a toujours son feeling légendaire et sa popularité est toujours au top…Résultat, il signe pour le label Verve plusieurs albums enregistrés en Trio , « For lovers » et « The impeccable Mr Wilson »..entre autres, avant de retrouver en 1956, Lester Young puis au milieu des années 60  Benny Goodman lors d’une tournée en Union soviétique .Dans les années 70 ,il ira plusieurs fois en Europe et au Japon pour des festivals…une carrière de jazzman qui ne s’essouffle pas…en 1973 Wilson disait qu’il ne s’arrêterait jamais.

 Teddy Wilson décèdera en 1986 des suites d’une maladie après plus de 50 ans dédiés au Jazz.

Par JB - Publié dans : Cahiers Jazz
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