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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:48

Django-Reinhardt.jpgJean Reinhardt plus connu sous le nom de Django Reinhardt naît dans une roulotte le 23 janvier 1910 à Liberchies en Belgique et décède le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine en France.  A Liberchies, en Belgique, il est déclaré « fils de Jean-Baptiste Reinhardt et de Laurence Reinhardt ». Son père Jean-Eugène Weiss travestit son nom pour échapper à la conscription. L’enfant fait partie d’une famille de Roms (gadjkénés) nomades habitués à traverser l’Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager en France, en Italie ou en Algérie pour fuir la Première Guerre mondiale avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris, d’abord sur les Fortif’, la Zone malfamée jouxtant la Porte de Choisy, puis à la Porte d'Italie.
Son style de jeu et de composition a ensuite été imité, donnant naissance à un style à part entière : le jazz manouche. Issu d’une famille sinti et communément appelée en France manouche, il est encore aujourd’hui l’un des guitaristes les plus respectés et influents de l’histoire du jazz. Trois de ses descendants sont devenus guitaristes : Lousson Reinhardt, son fils aîné issu d'un premier mariage, Babik Reinhardt, son second fils décédé en 2001, et David Reinhardt, fils de Babik, qui perpétue la tradition familiale magnifiée par son légendaire grand-père.
La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par l’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l'accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste »...

La même année, le chef d’orchestre Jack Hylton, impressionné par la virtuosité de Django, lui propose de l’engager dans sa formation de musique populaire, qui doit partir se produire à Londres. Mais le destin contrecarre ce projet : juste avant le départ du groupe, le 26 octobre 1928, un incendie se déclare dans la roulotte où le musicien vit en compagnie de sa première femme, Bella Baumgartner. Les fleurs en celluloïd — matière très inflammable — que celle-ci vend s’enflamment au contact d’une bougie renversée, détruisant la caravane et blessant assez gravement ses deux occupants. Django surtout est sérieusement atteint à la jambe droite et à la main gauche. Celle-ci cicatrisant très difficilement, il reste près de 18 mois à l’hôpital, où les médecins pronostiquent des séquelles qui l'empêcheraient de rejouer de la guitare. On doit finalement brûler sa main au nitrate d'argent pour provoquer la cicatrisation. Django a perdu l’usage de deux doigts, mais s’obstine néanmoins, et, après 6 mois de travail sans relâche, il développe une technique nouvelle sur la guitare que son frère Joseph, alias « Nin-Nin », lui a apportée en guise d’outil de rééducation.
Au printemps 1930, alors que Django est toujours soigné à l’hôpital Saint-Louis, une commission de contrôle militaire vient juger sur place de son état de santé : le musicien, âgé de 20 ans et devant donc accomplir son service militaire, n’a répondu à aucune lettre de convocation depuis deux ans. Mais ses blessures lui permettent d’être rapidement exempté.

À sa sortie d’hôpital en 1930, Django Reinhardt a développé une toute nouvelle technique guitaristique, d’autant plus exceptionnelle qu’elle n’emploie que deux doigts de la main gauche, plus le pouce pour le jeu en rythmique. Il parvient néanmoins à plaquer quelques accords en contorsionnant son annulaire et son auriculaire ankylosés. Il découvre qu’entre-temps, la guitare a gagné sa place au sein des orchestres de Jazz, cette nouvelle musique venue des États-Unis. Les premiers contacts de Django avec la musique de Duke Ellington, Joe Venuti, Eddie Lang ou Louis Armstrong sont un grand choc, et le jeune guitariste décide de consacrer son existence à la pratique du Jazz.
En 1931, il joue dans l’orchestre du club la « Croix du Sud », dirigé par André Ekyan, au côté de Alix Combelle et Stéphane Grappelli. À cette époque, il lui arrive également de jouer avec l'accordéoniste d'origine italienne Vetese Guerino, l'un des as de l'âge d'or du musette et les frères Baro et Matelo Ferret.
Avec Stéphane Grappelli, ils fondent en 1934, grâce à Louis Vola, le Quintette du Hot Club de France. Le groupe comprend également le frère de Django, Joseph, alias « Nin-nin », ainsi que Roger Chaput à la guitare et Louis Vola à la contrebasse. Les cinq musiciens inventent une musique innovante qui remporte un grand succès. Les années suivantes, ils enregistrent de nombreux disques et jouent dans toute l’Europe aux côtés des plus grands musiciens de l’époque, tels que Coleman Hawkins, Benny Carter ou Rex Stewart. Ces derniers tentent à plusieurs reprises de prendre en défaut la technique instrumentale et les connaissances musicales de Django dans des défis musicaux, tels qu’il s’en pratiquait fréquemment à l’époque, mais le guitariste gagne leur respect en se révélant, malgré son incapacité à lire la musique et son apprentissage quasiment autodidacte, d’une maîtrise à toute épreuve. C’est ce talent qui a convaincu le chanteur Jean Sablon qui l'engage et l’impose dans les studios d’enregistrement dès 1933.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, le quintette est en tournée en Angleterre. Tandis que Stéphane Grappelli malade, reste bloqué à Londres. Django retourne en France, à Toulon, où il est mobilisable dans la Flotte mais est à nouveau réformé à cause de ses brûlures. Il passe la guerre en Zone Libre, jouant à Paris, voyageant et tentant même de gagner la Suisse après un passage à Thonon, sans succès.
En 1940, il enregistre le titre Nuages avec le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. En décembre 1940, il enregistre notamment avec l'orchestre de Pierre Allier, dont fait partie, pour une session, le tromboniste André Cauzard.
En 1943, il épouse, à Salbris, Sophie Ziegler, sa seconde femme, dont il aura l’année suivante un fils, Babik Reinhardt, qui deviendra à son tour un grand guitariste. À la Libération, il retrouve Grappelli avec lequel il improvise sur une Marseillaise qui restera célèbre.
Il est ensuite l’un des premiers en France à comprendre le be-bop, cette révolution du jazz venue des USA portée par Parker et Gillespie. Il intègre à ses compositions dès la fin de la guerre (R26, Mike, Babik...) de nombreuses trouvailles inspirées directement du be-bop, tout en restant toujours fidèle à ses propres conceptions musicales...
Après la guerre, le Hot Club de France reprend enregistrements et tournées. En 1946, une tournée aux États-Unis donne enfin à Django l’occasion de jouer aux côtés de Duke Ellington. Les deux musiciens s’étaient rencontrés en 1939 lors d'une tournée de Duke en Europe et désiraient depuis lors jouer ensemble, mais cette association n’est pas celle dont Django avait rêvé. Ne parlant pas anglais, habitué à la liberté de sa vie nomade, Django peine à s’habituer à la discipline très stricte des Big Bands. Ces difficultés, alliées au fait qu’Ellington n’avait pas réellement intégré le guitariste à ses arrangements, le faisant toujours intervenir en fin de représentation, faisait de Django une sorte d’attraction et non le concertiste qu’il espérait être durant cette tournée.
Cependant, son passage fit toujours sensation. La tournée a emmené le groupe à travers tous les États-Unis (même au Canada) et la présence de Django était évidemment exceptionnelle pour les amateurs : c’était, après tout, la seule vedette de jazz non américaine (avec Grappelli). En arrivant à New York, Django chercha à rencontrer Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, sans résultat, ces derniers étant alors chacun en tournée.
Il gardera de cet épisode une certaine amertume, et il s’éloigne peu à peu de la guitare, se consacrant de plus en plus à ses autres passions, la peinture, la pêche et le billard. Cela ne l’empêche pas de recréer à plusieurs occasions sur disque le prestigieux Quintette avec Stéphane Grappelli. Les résultats sont fantastiques de maîtrise et de singularité.
En 1951, il achète une maison et s’installe à Samois-sur-Seine en Seine-et-Marne, près de Fontainebleau. À ce moment commence pour lui un véritable renouveau : l’inspiration revient, son jeu est plus inspiré que jamais et il joue régulièrement avec un orchestre composé des meilleurs be-boppers français : Roger Guérin, Hubert et Raymond Fol, Pierre Michelot, Bernard Peiffer, Jean-Louis Viale. Il est toujours à l’avant-garde du jazz.
En 1953, Norman Granz fait part à Django de son désir de l’engager pour les légendaires tournées du Jazz at the Philharmonic. Le producteur français Eddie Barclay lui fait enregistrer huit titres, en guise de « carte de visite » pour les amateurs américains. Ces huit morceaux exceptionnels marqueront irrémédiablement les amateurs de jazz et surtout les guitaristes du monde entier, qui s’inspireront des décennies durant du jeu d’un Django très en avance sur son époque.
Django enregistre son dernier disque le 8 avril 1953, avec Martial Solal au piano (c’est un de ses premiers enregistrements), Pierre Michelot à la contrebasse, Fats Sadi Lallemant au vibraphone et Pierre Lemarchand à la batterie.
Il mourut un mois plus tard d’une hémorragie cérébrale. Django Reinhardt repose depuis à Samois-sur-Seine...
Considéré avec Charlie Christian, Joe Pass et Wes Montgomery comme l’un des meilleurs guitaristes de jazz ayant existé, Django Reinhardt est aujourd’hui encore une influence majeure pour la plupart des guitaristes à l’instar d’Andrès Segovia, ou de Jimi Hendrix dans des styles bien différents. Son style profondément original, entre Jazz et musique Tzigane, s’est depuis lors développé en un genre musical à part entière, le Jazz manouche. Ce style est devenu un véritable folklore pour la communauté Manouche depuis la mort de Django et est aujourd’hui joué partout dans le monde.
Dans le monde des Tziganes, Django Reinhardt est considéré comme un symbole.
Ses admirateurs retiendront aussi sa personnalité unique, son insouciance, ses coups de folie et ses coups de génie. Comme l'a déclaré son contrebassiste Louis Vola : « Le génie n’a pas à se justifier : il est ! »
Parmi les compositions les plus célèbres de Reinhardt, on retient souvent Minor Swing, Nuages, Rythme futur, Anouman, Djangology ou encore Douce Ambiance. Certaines de ses compositions ont été utilisées dans des bandes originales de film (Lacombe Lucien, Matrix, Aviator...)...Il est également évoqué comme modèle dans le film de Woody Allen Accords et désaccords de 1999 avec Sean Penn.

Par JB
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:47

Shorty-Rogers--3-.jpgShorty Rogers, né Milton Rajonsky,le 14 avril 1924 à Great Barrington et décédé le 7 novembre 1994 à Van Nuys, a fait ses études musicales à la "High School of Music and Arts" de New York...
Il commence sa carrière comme trompettiste dans des orchestres de danse et de jazz dans les années 40. Il travaille, entre autres, pour Will Bradley...Durant la Seconde Guerre Mondiale, il sert dans l'US Army (1943-1945).
Encore sous les armes, il travaille pour Red Norvo, et, ponctuellement, pour Cozy Cole.


Shorty Rogers, travaille ensuite pour Woody Herman de 1945 à 1946 (période First Herd), puis de 1947 à 1949 (période Second Herd). Au sein du big band du clarinettiste, Rogers est à la fois trompettiste, arrangeur et compositeur. Si l'essentiel de ses compositions sont d'esthétique "swing" mâtiné d'apports be bop, il signe même pour cette formation quelques pièces plus "ambitieuses" comme Igor (un hommage à Igor Stravinsky). Entre ses deux séjours chez Herman, il travaille successivement pour Kai Winding, Charlie Barnet et Butch Stone.
De 1950 à 1951, il travaille pour Stan Kenton (période Innovations in Modern Music - époque où le big band est parfois augmentée d'une section de cordes). Pour l'orchestre de ce dernier, il signe, entre autres, des pièces comme Art Pepper ou Maynard Ferguson, "Coop's Solo pour Bob Cooper, petits "concertos" pour les solistes dédicataires. Pour Kenton, il écrit aussi des titres orientés latin jazz : Viva Prado, Sambo (un mélange de samba et de mambo),... Il est à noter qu'à l'époque, chez Kenton, Rogers signe essentiellement des titres "purement jazz" (Jolly Rogers, Round Robin,...).

Shorty Rogers est installé sur la côte Ouest, depuis 1947. C'est en Californie, au "Allied Arts Center" de Los Angeles qu'il approfondit ses connaissances en écriture musicale en suivant l'enseignement, avec Jimmy Giuffre, du théoricien et pédagogue Wesley LaViolette.
Dans les années 50, il est un des piliers du club 'Lighthouse' d'Howard Rumsey à Hermosa Beach, "temple" du jazz West Coast. Avec Shelly Manne et Jimmy Giuffre, il est d'ailleurs un des initiateurs et des artistes les plus représentatifs de ce style.
Rogers dirige ses propres orchestres, généralement nommé "Shorty Rogers and His Giants". Outre avec son propre leader de son combo régulier, Shorty Rogers enregistre aussi comme leader de big bands occasionnels réunissant le gratin du jazz West Coast et le fleuron des "requins de studios" de l'époque (Conrad Gozzo, Maynard Ferguson, Al Porcino, Buddy Childers, Conte Candoli, Harry Edison, Pete Candoli, John Graas, Frank Rosolino, Milt Bernhart, Jimmy Knepper, Bob Enevoldsen, Art Pepper, Bud Shank, Jimmy Giuffre, Zoot Sims, Charlie Mariano, Bob Cooper, Herb Geller, Pete Jolly, Lou Levy, Marty Paich, Curtis Counce, Shelly Manne, Stan Levey, Mel Lewis, Larry Bunker,...)..L'album Modern Sounds (Capitol Records, 1951) en octet  n'est pas sans évoquer, pour son instrumentation et ses choix esthétique, les séances Birth of the cool de Miles Davis. Rogers reprend d'ailleurs l'idée d'une petite formation incluant les deux instruments "rares" que sont le cor d'harmonie et le tuba.
Sur l'album en big band, 'Shorty Courts the Count' (RCA Victor, 1954), Rogers, qui garde aussi ici l'idée de l'utilisation du cor et du tuba, montre qu'il sait allier les subtilités d'écriture du jazz cool et le swing musclé à la Count Basie.


Parmi ses les nombreux enregistrements comme "leader" on citera aussi : Shorty Rogers and His Giants ; The swinging Mr. Rogers ; Martians Come Back ; Way Up There ; Collaboration (co-leader André Previn) ; Cool And Crazy ; The Big Shorty Express ; Portait of Shorty ; Wizard of Oz and Other Harold Arlen Songs ; Gigi In Jazz ; You Shorty, Me Tarzan ; The Fourth Dimension In Sound ; Bossa Nova ; Jazz Waltz.
Comme compositeur Shorty Rogers privilégie la simplicité : la plupart de ses compositions découle du blues ou de l'anatole avec souvent usage de "phrases riffs. Comme arrangeur, il allie le son cool des "Brothers", le swing de Count Basie et la "force de frappe" des sections de cuivres Kentoniennes.
On remarquera que Shorty Rogers donne souvent à ses compositions des titres incongrus (Tales of an African Lobster,...) ou reposant sur des jeux de mots : Sweetheart of Sigmund Freud, Coop de Graas, Jolly Rogers,... On remarquera le running gag de la série de titres "martiens" : Martians Go Home, Martians Come Back, Martians Stay Home, Here's That Old Martian Again, Have You Hugged A Martian Today, March Of The Martians, Martian Lullaby, Martian Bossa Nova,...
Shorty Rogers participe comme instrumentiste '"sideman" (ex. avec "Shelly Manne and his men") ou arrangeur (ex. : Chet Baker and Strings, 1954 ; Lou Levy : Jazz in Four Colours, 1956 ; Jack Montrose : Blues and Vanilla, 1956 ; ...) à de nombreux autres disques de jazzmen "West Coast".
En 1954, il enregistre des titres en trio avec Shelly Manne (batterie) et Jimmy Giuffre (clarinette, saxophone) pour l'album The Three and the Two. Ce disque en trio sans section rythmique est assez "avant gardiste" pour l'époque. On remarquera que sur Three On A Row, Rogers tente d'appliquer au jazz les règles de l'écriture sérielle.
D'origine juive, il participe comme trompettiste et arrangeur à l'album de Shelly Manne, Steps to the desert : modern jazz versions of favorite Jewish and Israeli songs (Contemporary, 1962).
Sous le pseudonyme de Boots Brown, il enregistre quelques amusants pastiches de rhythm and blues / rock n' roll (Boots and his Blockbusters). Sur ces plages, le "calme et cérébral" Jimmy Giuffre est employé à contre-emploi comme "saxophoniste hurleur".
Il travaille par ailleurs pour le cinéma. C'est lui, par exemple, qui en 1953, dirige l'orchestre de la musique du film de L'Equipée sauvage (Laslo Benedek, musique signée Leith Stevens). C'est aussi lui qui, en 1954, dirige l'orchestre pour la musique de Private Hell 36 (Don Siegel, musique signé Leith Stevens)
En 1955, c'est aussi Shorty Rogers qu'on voit à l'écran diriger, dans le film L'homme au bras d'or (Otto Preminger, musique signée Elmer Bernstein), l'orchestre dont le personnage joué Franck Sinatra (l'acteur est doublé pour les séquences musicales par Shelly Manne) est le batteur.
Shorty Rogers a produit, à partir de 1956, les premiers albums d'Eddie Cano.Pour anecdote, il est le compositeur de la musique du dessin animé de Friz Freleng Three Little Bops (1956) où l'on peut voir les "trois petits cochons" devenus boppers affrontant un loup trompettiste.
Outre dans le domaine du jazz et de la musique de film, il s'illustre aussi dans la musique latine : Voodoo Suite (co-leader Perez Prado), Manteca, Afro-Cuban Influence,...

Vers le milieu des années 60, Rogers disparait de la scène du jazz. Il travaille alors intensivement pour la télévision (cf. filmographie plus bas) et, plus accessoirement, le cinéma. À la même époque, il écrit aussi des multitudes d'arrangements pour des artistes de variétés ou de musique pop (Herb Alpert, The Monkees,...).
Il est difficile de se faire une idée du travail de Shorty Rogers durant ces années. Nombre de ses arrangements (en particulier pour la télévision) ne sont en effet pas "crédités".
En 1980, il fait un "come-back" au jazz. On peut l'entendre en concert, jouant du bugle, à la tête de formations réunissant ses anciens complices de l'époque "West Coast" ("The Lighthouse All-Stars" incluant June Christy, Bill Perkins, Bud Shank, Bob Cooper, Pete Jolly, Larry Bunker,..). En 1985, on a pu l'entendre et le voir en France avec cette formation aux festivals de jazz de Nice et de Vienne.
Il décède en 1994 en Californie.

Discographie Partielle :

Modern Sounds, Shorty Rogers & His Giants (1951, Capitol Records H-294)
Popo (1951, Xanadu Records)
Complete Lighthouse Sessions - co-leader Art Pepper (1951, Jazz Factory)
Short Stops (1953, Bluebird Records)
Infinity Promenade (1953, RCA Victor Records)
Tale of an African Lobster (1953, RCA Victor Records)
Shorty Rogers Courts the Count (1954, RCA Victor Records)
The Swinging Mr. Rogers (1955, Atlantic Records)
Martians Come Back (1955, Atlantic Records)
Martians Stay Home (1955, Atlantic Records)
Clickin with Clax (1956, Atlantic Records)
The Big Shorty Rogers Express (1956 RCA Victor)
Wherever the Five Winds Blow (1956; RCA Victor)
Shorty Rogers Plays Richard Rodgers (1957, RCA Victor)
Way Up There (1957, Atlantic Records)
Portrait of Shorty (1957, RCA Victor)
Chances Are It Swings (1958, RCA Victor)
The Wizard of Oz and Other Harold Arlen Songs (1959, RCA Victor)
Shorty Rogers Meets Tarzan alias You Shorty, Me Tarzan (1959, MGM)
The swingin' Nutcracker (1961, RCA Victor)
The Fourth Dimension In Sound (1961, RCA Victor)
Bossa Nova (1962, Reprise)
Return to Rio (1962, Discovery)
Jazz Waltz (1963, Reprise)
Gospel Mission (1960, Capitol)
Re-Entry (1981, Atlas Japan)
Yesterday, Today and Forever - co-leader Bud Shank - (1983, Concord Jazz)
Back Again (1984, Choice Records)
Shorty Rogers, Bud Shank & Lightouse All Stars : America The Beautiful (1991, Candid Records)
Shorty Rogers, Bud Shank & Lightouse All Stars : Eight Brothers (1992, Candid Records)

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